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Mini Transat : Jo raconte sa première étape

Jonathan a brillamment terminé sa première étape de la Mini Transat en onzième position du classement Prototype, sur 25 au départ. Une belle performance après 10 jours, 10 heures, 39 minutes et 10 secondes de course à bord de son Mini d’ancienne génération. De retour à terre à Las Palmas, sur l’île de Gran Canaria (îles Canaries), il raconte et fait le bilan de cette première partie de course, avant de s’élancer, le 1er novembre, pour LA grande traversée, direction la Martinique.

« Le départ a juste été un moment incroyable. Avoir le soutien de toutes ces personnes, mes partenaires, ma famille, Kito, mes amis, mon fils qui comprend enfin que, cette fois-ci, ça va être une autre course, plus longue… J’ai vécu un moment plus que génial, j’étais remonté à bloc, même si je savais que la sortie du golfe de Gascogne n’allait pas être si simple en termes de météo et qu’on allait ramasser au cap Finisterre.

Les deux premiers jours, tout se passe bien, j’ai un peu de mal à me mettre dedans, sûrement à cause de la petite appréhension d’avant départ, dur fait d’être à l’aboutissement de ces deux années d’engagement… Alors j’essaye de me reposer, mais je n’y arrive pas. Ça m’énerve un peu car avec Kito, on avait vu qu’il allait falloir être en forme pour le passage du cap. Donc j’y arrive rincé… Je m’en veux un peu mais je tiens le coup. Puis le vent monte de plus en plus fort, la mer est dure mais finalement, je m attendais à pire en fait donc je suis serein. Une fois le DST (Dispositif de séparation du trafic, par où passent les rails des cargos, ndlr) passé, je suis vraiment exténué et je mollis. Je mets mes voiles en ciseaux, je fais une sieste de trois heure… Et je me réveille en hurlant contre moi-même. Le vent n’était pas si fort, 33 noeuds maximum et je suis déçu de moi car c’était le moment où je devais être en pleine forme. Tans pis, j’ai fait une erreur, je me dis que ce sera la seule.

Le jour se lève, je n’ai plus de contact avec personne, ni par VHF (bande des très hautes fréquences, grâce à laquelle la communication par radio à courte portée est possible, ndlr), ni à l’AIS (système de détection des navires par antenne BFH, ndlr)… Je me dis que me suis fait défoncé par les autres qui ont dû accélérer durant ce passage. Alors vers 3 heure du matin, je renvoie de la toile et là, je me sens vraiment bien, comme si ça y était, j’étais chez moi, dans mon élément. Tous les doutes s’envolent, les appréhensions ont disparu : je suis dans la course. Je tartine durant 24 heures avant que le vent ne faiblisse. Je remonte au classement, je ne le sais pas mais je le sens. Les autres vont plus vite, je le sais, mais je sais que maintenant on joue sur mon terrain ! J’ai les idées claires et je fais les bons choix, je décide de mes options en trois minutes à chaque météo et je les assume.

Je trouve mon rythme, mais malheureusement, je tombe dans un trou de vent au large de Lisbonne. Ce n’était pas prévu, je perds encore 8 heures… Mais je le vis bien, de toute façon, je ,e sais pas si les autres sont dedans aussi. Le lendemain, on n’était finalement que trois bateau à s’être retrouvé arrêtés. Dommage. La météo tombe, elle s’annonce compliquée pour la fin de parcours. 2 minutes après, j’empanne et mon option est validée : elle sera payante. Je rattrape les autres qui bloquent et doivent faire plus de route. La suite s’enchaîne dans du vent très faible avec au total, plus de 32 heures arrêté, mais du bon côté ! Il fait beau et chaud, les nuits sont douces et le ciel magnifique. Des nuits encore plus jolies que dans le conte des Mille et une nuits. Des levers et couchers de soleil spectaculaires. Je m’impose un rythme différent, j’essaye de me reposer dès que je sens qu’il n y a plus rien à faire pour aller plus vite. Du coup, dès qu’il y a des coups à jouer, je suis dessus.

Les cent derniers milles, ma onzième place est compromise et je sais que je ne pourrai pas rattraper les 6, 7, 8, 9 et 10ème, qui sont pourtant juste devant, mais plus rapides sur des bords stables comme celui-là. Je sais aussi que Camille Taque est juste derrière et plus rapide aussi. Alors je barre six heure sans bouger en la voyant se rapprocher… Mais ça ne suffira pas pour elle, je sauve ma onzième place, très proche de ceux de devant. Ce qui fait que je suis finalement très satisfait de moi. C’est un peu facile à dire, mais mon bateau a clairement un déficit de vitesse par rapport aux autres et je ne peux rien faire contre ça. Et chaque erreur, chaque seconde de réflexion me fais perdre du terrain que je ne peux plus remonter. Psychologiquement, c’est souvent dur à accepter, mais je reste satisfait de réussir cela avec le deuxième plus vieux bateau de la flotte. Et aussi de ne finir seulement qu’à quelques heures du premier, après plus de 1 300 milles. Je suis juste un peu déçu de mon passage du cap Finisterre, où j’aurais pu mieux faire. Mais nous avons tous nos moments de faiblesse !

Maintenant, c’est repos. Le bateau est impeccable, je n’ai même pas cassé un élastique. Juste mes lunettes de soleil… Donc ma deuxième étape est déjà prête ! J’essayerai de sauver les meubles en misant sur les erreurs des autres et en essayant de pas en faire. Le but est de terminer cette Mini Transat, ce sera déjà une très grande victoire. »

Départ de la deuxième étape entre Las Palmas et Le Marin le 1er novembre prochain.


Jonathan 11ème de la première étape de la Mini Transat !

 

Jonathan et Hinano / Tasty Granny ont franchi cette nuit la ligne d’arrivée de la première étape de la Mini Transat La Boulangère en 11èpme position du classement Proto, à 2 heures 39min et 10 secondes (heure française), après 10 jours, 10 heures, 39 minutes et 10 secondes de course.
C’est une première étape qui aura été longue, difficile et douloureuse. Mais ce qui domine avant tout, après 1 350 milles entre La Rochelle et Las Palmas, c’est le bonheur d’être arrivé sans trop d’encombre. Et, surtout, à moins d’une heure du Top 10, objectif initial de Jonathan. C’est ce qui s’appelle une belle performance à bord d’un bateau d’ancienne génération, avec 14 bateaux derrière, et pas des moins récents !
« Sacrée étape ! Après le DST du cap Finisterre, je me suis retrouvé bloqué dans la molle pendant huit heures, avec Quentin (Vlamynck) et Charlotte (Méry). Le lac… Ça a été un moment un peu stressant. J’ai espéré qu’à l’Est et à l’Ouest, les autres aient été scotchés aussi mais à l’annonce du classement, le lendemain, il a malheureusement été confirmé que nous n’avions été que trois à être resté tanqués. Après, il y a eu cette fameuse météo où il a fallu décider entre une option Est et une option Ouest en fonction des dépressions qui passaient. De mon côté, j’ai décidé de partir dans l’Est, ce qui a plutôt pas trop mal marché. Au bout du compte, je termine 11ème. Je suis plutôt content. Ce n’est pas le Top 10, mais presque. Pour le reste, rien de spécial. Je n’ai même pas vu un poisson. Avec toute cette molle, j’ai beaucoup dormi et parfois regretté de ne pas avoir pris de bouquin… Je retiendrai malgré tout de supers levers de lune et de soleil. »

SUIVEZ LA COURSE La Rochelle -Las Palmas EN DIRECT…

 

 


Mini Transat : Direction Las Palmas !

Ce dimanche à 16h pétantes, sous un ciel gris et un crachin persistant, dans une houle important et sans oublier une brume épaisse apparue seulement quelques minutes plus tôt, Jonathan et ses 80 compères de la Mini Transat La Boulangère ont pris le départ de la première étape de leur Transatlantique en solitaire, entre La Rochelle et Las Palmas de Gran Canaria (Îles Canaries).

Top départ de la Mini Transat La Boulangère

L’émotion était palpable en ce début de journée sur les pontons du Village de la Mini Transat à La Rochelle. Mais pas autant que l’excitation et l’impatience de Jonathan Chodkiewiez de partir enfin à l’assaut de l’Atlantique.

À 13h30, c’était le tour de son Mini n°335 Hinano / Tasty Granny de quitter sa place de ces dix derniers jours, direction la ligne de départ dans un vent de ouest sud-ouest de 10 à 15 nœuds.

Et deux heures et demi plus tard, les Ministes étaient lancés, transperçant un mur de brouillard, prêts à en découdre. Car les premiers des 1 350 milles qui les attendent ne s’annoncent pas des plus simples : du près, d’abord, dans une mer agitée de sud-ouest avant de se retrouver au portant dans des condition musclées en approche du cap Finisterre. L’occasion de compter les points avant d’entamer la descente du Portugal.

La première étape vue par le directeur de course, Denis Hugues La Rochelle – Las Palmas de Gran Canaria (1 350 milles)

Le golfe de Gascogne : « c’est le premier gros morceau, deux à trois jours de mer avant d’arriver au cap Finisterre. Aux allures portantes, c’est une mise en train idéale. Mais pour peu que les régimes dépressionnaires soient au rendez-vous, les conditions peuvent vite devenir scabreuses, d’autant qu’il est inutile d’espérer trouver l’abri de la côte nord de l’Espagne où la mer peut devenir très dure. Une fois que l’on a doublé le cap Finisterre, on peut considérer qu’on en a terminé avec le contournement de la pointe ouest de l’Espagne. C’est une zone souvent délicate à négocier, d’autant que les concurrents doivent éviter l’imposant dispositif de séparation de trafic qui régule la circulation des cargos au large de la Galice. Passer à l’intérieur ou à l’extérieur, conditionne pas mal de choix pour l’avenir. »

Les alizés portugais : « la descente le long du Portugal se fait le plus souvent aux allures portantes sur la face est de l’anticyclone des Açores. Là encore, le vent peut être soutenu, si le gradient de pression est élevé. Mais il arrive parfois qu’une petite dépression positionnée très au sud trouble le jeu. De Lisbonne aux Canaries : à l’ouvert du détroit de Gibraltar, on entre dans une zone de transition qu’il faut bien négocier. Si les alizés semblent établis, il est souvent payant de se rapprocher des côtes marocaines. Mais quand un front froid perturbe les alizés, le salut peut venir de l’ouest. Rien n’est joué avant l’arrivée, d’autant que les reliefs des îles perturbent fortement les vents. »

Comment suivre la course ?

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Jonathan CHODKIEWIEZ / Proto 335 © Christophe Breschi / Mini Transat
La Boulangère

Mini Transat : Veille de départ

Voilà Jonathan à moins d’un jour de son grand saut à travers l’Atlantique. Demain, dimanche 1er octobre à 16h, les 81 skippers participant à la 21ème édition de la plus initiatiques des courses en solitaire prendront en effet le départ de l’aventure d’une vie pour certains, de la première d’une longue série pour d’autres. Car pour Jonathan, cette Mini Transat n’est que le début d’une – il l’espère – longue carrière de coureur au large. Mais avant de penser à l’avenir, le skipper du Mini n°335 Hinano / Tasty Granny pense à demain.
« Je me sens bien, un peu fatigué de toutes les activités non nautiques de ces derniers jours, mais je suis serein. J’ai hâte de partir. » L’attente a été longue depuis le Village de départ de La Rochelle pour un Jonathan impatient d’en découdre face à ses 80 concurrents (24 en prototype, catégorie dans laquelle Hinano / Tasty Granny concourt).

Entre contrôles divers et variés de l’organisation de course, briefings et visite dans la classe de son fils sur l’île de Ré, Jonathan a profité de ses rares moments de temps libre pour en terminer avec ses ultimes préparatifs : les dernières vérifications ont été effectuées, les petits matelotages restant finalisés et l’avitaillement complété. Place désormais au repos et à la suite de l’étude de la météo ; Jonathan est prêt à partir.
Soirée partenaires et derniers instants en famille
« Le départ pourrait être donné ce soir, je suis tout bon ! » plaisante-t-il même. Mais pas d’empressement, les derniers moments à terre seront les plus importants : « Nous avons le dernier briefing aujourd’hui, l’occasion de faire un dernier point avec la Direction de course, puis j’organise un pot de l’amitié avec mes partenaires avant de dîner avec ma famille. Après une bonne nuit de sommeil, il sera temps de faire un dernier point météo et routage avec Kito (de Pavant) qui est là pour me soutenir, de mettre le bateau en configuration de course pour 11h30, quitter le ponton à partir de 13h… Et prendre le large à 16h. » Si la fête promet d’être belle demain, en rade de La Rochelle, tant sont nombreux les spectateurs et anciens « Ministes » venus spécialement pour l’occasion malgré un ciel qui s’annonce chargé, aucune certitude en revanche niveau météo : « Le départ devrait se faire dans un vent de secteur Ouest d’une dizaine de noeuds qui devrait forcir jusqu’à 15 noeuds les heures suivantes. Après, les fichiers divergent, on ne sait pas encore si on aura droit à un passage de front avec un vent de Nord-Est, ou à une cellule dépressionnaire sans aucun vent, avec quand même le retour du Nord-Est derrière. A priori, ce Nord-Est devrait être établi à partir de mercredi, ce qui nous réserverait un passage du cap Finisterre assez fort, avant de toucher des alizés portugais assez costauds, avec des rafales jusqu’à 40 noeuds, dans le haut du secteur. Dans tous les cas, les routages nous font aller assez vite, ce genre de conditions – pas trop de vent au près puis du portant VMG – sont celles où je m’en sors le mieux, celles qu’Hinano / Tasty Granny accepte le mieux. » Une première étape entre La Rochelle et Las Palmas de Gran Canaria (Îles Canaries) qui devrait donc tenir toutes ses promesses en tant que première sélection sur les 81 coureurs : « Le but premier est d’arriver aux Canaries en entier. Ma plus grosse appréhension concerne l’énergie à bord, une telle panne est ce que je redoute le plus. Mais le gros temps ne me fait pas peur. Et si je peux me glisser parmi les 10 premiers, ce sera tout bon. » Rendez-vous demain, 16h.


 Dans les startings blocks pour la Mini Transat !

 

Il reste désormais moins d’une semaine à Jonathan Chodkiewiez pour finaliser sa préparation et honorer ses dernières obligations avant de prendre le départ de la Mini Transat La boulangère. Moins d’une semaine avant de voir se concrétiser un projet qu’il mène depuis plus d’un an et demi. Moins d’une semaine avant qu’Hinano / Tasty Granny n’entame sa première transatlantique en course. 

Le compte à rebours est lancé ! Dimanche prochain à 13h35, les 81 concurrents de la Mini Transat La Boulangère s’élanceront de La Rochelle, direction Las Palmas aux Canaries, seule étape avant leur grande traversée de l’Atlantique, en solitaire, jusqu’au Marin en Martinique. Parmi eux, Jonathan Chodkiewiez, qui ne cache plus son impatience de prendre le large : « Là, j’ai vraiment envie de partir ! Ça partirait demain, je serais content, quitte à terminer de bricoler en mer ! » Mais avant cela, village officiel de départ oblige, le skipper du Mini n°335 Hinano / Tasty Granny doit encore se soumettre à quelques obligations. Vendredi, c’était donc inauguration dudit village et série de briefings, samedi avait lieu la présentation officielle des skippers, tandis que dimanche se courrait le traditionnel prologue, régate d’exhibition durant laquelle chaque skipper embarque invités et jeunes licenciés de voile rochelais. « Il y avait trop peu de vent de direction instable, on n’a finalement pas pu lancer de réel départ et nous avons dû nous contenter d’une simple parade, a expliqué Jonathan. Le seul souci, c’est qu’avec les marées et les horaires d’ouverture de l’écluse du port, nous avons passé la journée entière sur l’eau, la plupart du temps à attendre. Mais ça m’a tout de même permis de vérifier certains points, c’était notre dernière sortie sur l’eau avant le départ. » Après un week-end chargé, le skipper cavalairois a donc mis sa soirée de dimanche à profit pour se reposer et préparer sa dernière semaine à terre. Au programme : rendez-vous chez le dentiste, préparation des affaires à envoyer aux Canaries, à Cavalaire et en Martinique, finaliser les diverses vérification à bord du bateau… « C’est la course ça y est, mais je reste cool ! » 

Contrôles sécu et analyse de la météo avec Kito de Pavant

Restent également les derniers contrôles exigés par la Classe Mini dont le fameux « contrôle sécu », visant à s’assurer que tout le matériel de sécurité imposé est bien embarqué : « On sait comment ça se passe, c’est comme un contrôle technique : on a toujours droit à une contre-visite pour un petit quelque chose qui manque ou qui ne va pas comme il faut. Il faut l’avoir en tête quand on approche des derniers jours avant un départ ». Mais Jonathan reste serein, sa préparation avance comme il l’entendait. « Il ne me reste plus que quelques bricoles que je m’étais gardé histoire de ne pas m’ennuyer et puis je n’aurai plus qu’à charger le bateau et continuer d’étudier la météo. » Épaulé par Kito de Pavant, skipper de l’IMOCA 60 Bastide Otio que Jonathan avait préparé pour le dernier Vendée Globe, qui fera office de routeur avant les départs de chaque étape, le skipper d’Hinano / Tasty Granny peut donc se consacrer pleinement à sa mise en configuration ‘course’. « Je sais que je ne serai jamais pleinement satisfait de ma préparation, concède-t-il cependant. C’est un peu frustrant d’avoir un ancien bateau, car je suis quelqu’un de très minutieux et je suis forcé de faire avec les moyens du bord. Mais je suis tellement heureux d’être ici, je me sens tellement chanceux que c’est tout ce qui importe. Hâte d’être à dimanche ! » 

 

 


MINI TRANSAT J-20

À désormais moins de trois semaines du départ de la transatlantique de Jonathan à bord d’Hinano / Tasty Granny, le compte à rebours est lancé : dimanche 1er octobre à 14h, le skipper cavalairois et ses 83 concurrents s’élanceront de La Rochelle, direction Las Palmas aux Canaries, seule étape de leur aller simple jusqu’au Marin (Martinique), en solitaire, sur des voiliers de 6,50 mètres. Tic, tac, tic, tac !

« Ça va très bien, je suis zen. » À 20 jours du début de l’aventure qu’il prépare depuis plus d’un an, Jonathan Chodkiewiez fait preuve d’une sérénité sans faille. C’est qu’après une saison complète de courses en Bretagne, le skipper du Mini n°335 Hinano / Tasty Granny a pu profiter pleinement de son été pour peaufiner les derniers préparatifs de sa monture : « Après mes grosse réparations au retour de la Transgascogne, je n’avais plus que quelques petites bidouilles à régler, quelques vérifications avant de remettre le bateau à l’eau. J’ai même repeint l’intérieur, c’est dire s’il est prêt ! » Épaulé par Youenne Madec, propriétaire d’Hinano et professionnel du composite, ainsi que par Marine Lumineau, Jonathan peut ainsi mettre ses heures de chantier derrière lui et entamer sa dernière phase de préparation à sa grande traversée. Achat du matériel de rechange, de la pharmacie obligatoire, de la nourriture et – surtout – analyse de la météo seront donc au programme des derniers jours d’avant départ. 

Direction La Rochelle

« Je compte partir en convoyage vers La Rochelle jeudi après-midi. Après une grosse vingtaine d’heures de navigation, je tâcherai de rentrer dans ma bulle, de me concentrer, bien manger, me reposer… Et évidemment travailler la météo car si tout va bien, techniquement, je n’ai plus rien à faire sur le bateau. » Pour celui qui pense déjà à l’avenir, « mais pas trop, chaque chose en son temps », l’objectif de l’avant-saison est donc atteint puisqu’arriver sur un Village de départ de course, fin prêt, reste, finalement, « le but du jeu ». Vivement le 1er octobre ! 


 

 

 


 

 

Mini Fasnet : Jonathan qualifié pour la Mini Transat !

 

 

11ème Proto sur 26 au départ, 21ème sur 62 au classement général : le bilan est de nouveau ultra-positif pour Jonathan Chodkiewiez qui courrait ce week-end sa quatrième course de la saison à bord d’Hinano, qui étrennait le nom de course qu’il portera lors de la traversée de l’Atlantique en octobre prochain, Tasty Granny. Une course en double, entre Douarnenez et le phare du Fastnet en Irlande (600 milles), qui lui permettait de valider définitivement sa qualification à la Mini Transat. Entretien. 

Jonathan, 11ème au classement des prototypes, c’est de nouveau une superbe performance pour ton bateau qui fête ses 16 ans cette année…

Oui, surtout qu’on a encore eu beaucoup de reaching, une allure où Tasty Granny présente clairement un déficit de vitesse par rapport aux bateaux plus récents. Mais on a navigué proprement, on n’a pas fait une seule erreur et on a su faire marcher le bateau au mieux de son potentiel. On a pris les bonnes options et au final, on finit très proches des autres Protos et des champions du monde de Pogo 3 (bateaux de série dernière génération, ndlr).

Pour cette course, tu as embarqué Jay Thompson, qui termine de construire son propre prototype pour la Mini Transat 2019. Comment a fonctionné votre duo ?

Avec Jay, c’était plus que top. C’est un super marin, on a eu une super entente à bord, une bonne coordination… Je n’ai jamais eu autant de plaisir à naviguer en double. Et humainement, on a vraiment rigolé tout le temps, même quand on se faisait laminer au reaching ! Vraiment, si je devais repartir demain en double, c’est avec lui que je repartirais.

Vous avez en effet semblé trouver tout de suite vos repères avec un départ canon en baie de Douarnenez…

On a fait un super bon départ oui, dans le groupe de tête jusqu’à la sortie de la baie où le vent est tombé et redistribué les cartes. Sur le grand bord de reaching jusqu’aux Scilly, ça a forcément été compliqué… On a souffert ! Arrivés aux Scylli, on a enduré une grosse molle avec en plus du courant, mais on a géré et rattrapé un peu de notre retard. La montée jusqu’en Irlande a été plus sportive, avec le vent qui est monté dans la nuit à plus de 25 noeuds. Le top ! En voilure réduite, on volait littéralement à 14 noeuds  sans s’arrêter, avec des surfs à 16/17 noeuds ! On rattrape encore de notre retard, on double plein de bateaus, Jay me dit : « Feu blanc, feu rouge, feu blanc, feu rouge » à mesure qu’on les dépasse dans la nuit.  Le matin, au lever de soleil, un baleineau nous a fait l’honneur de s’entraîner à sauter à côté de nous et ça, c’était magique… Et puis deux minutes après, c’était au tour d’un gros requin de passer le long de la coque. Il y a de la vie en Irlande !

C’était la première fois que tu contournait le phare du Fastnet ?

C’était la première fois oui ! Ce fameux gros caillou, superbe, comme dans les livres ! On y a pris un peu d’air, 30 à 35 noeuds pendant deux heures. On a tiré la barre pour une option Sud et 30 heures plus tard, on réalise que ça paye puisqu’on commence à recevoir les premiers Protos à la VHF ! C’est ultra motivant, pendant une journée perdu dans la brume en plus, ça remonte le moral à bloc.

Et là, retour sur Douarnenez…

Et nouvelle pétole vers Ouessant qui nous fait encore plus revenir sur ceux de devant. On les vois à l’AIS, ils sont à 6 milles. On se bat toute la nuit et on finit à vue avec les premiers dans la baie de Douarnenez. C’est juste génial, on termine 11ème avec un des plus vieux bateaux !

Quel bilan tires-tu de cette avant-dernière course avant la Mini Transat ?

On a vu quelques défaut à corriger et en termes de matériel, je suis content d’avoir un grand spi en cours de fabrication grâce à la cagnotte. Et je vais en faire retailler un autre. Autrement, on n’a rien cassé donc Hinano est au top et son skipper n’aura pas trop de travail de retour à la Trinité !

Quel est le programme maintenant ?

Je pars tout de suite en convoyage pour ramener le bateau à son port d’attache puis je dois amener mes voiles en peinture pour leur nouvelle décoration. Je dois envoyer mon pilote en révision, j’ai quelques bidouilles quand même, comme toujours, à faire et ensuite partir quelques jours dans le Sud en vacances avec mon fils. Autrement, je vais vite devoir me préparer pour la Transgascogne, fin juillet, et j’ai encore certaines obligations à effectuer en vue de la Mini Transat : visite médicale, administratif, gestion du projet…

Mais une étape primordiale est désormais cochée : tu es qualifié pour la Mini Transat…

Ça, c’est un énorme poids en moins. Entre les entraînements, les courses, les convoyages, ma qualification hors course, j’ai parcouru plus de 3 000 milles à bord de mon bateau. Ce qui me permet d’être en confiance totale avant les prochaines échéances. C’est juste génial.

 

Nouveaux sponsors !

Xeda International et le Groupe Balguerie rejoignent le collectif de partenaires financiers du projet de Jonathan ! 

Xeda International SA

Xeda international fabrique et propose des machines d’application, d’emballage et d’étiquetage individuel pour les fruits et légumes. Le groupe s’engage en faveur d’une agriculture durable et investit, chaque année environ 18% de son chiffre d’affaires dans la recherche, le développement et l’homologation pour apporter aux producteurs des techniques et des produits nouveaux, efficaces, respectueux de l’homme et de l’environnement. Xeda international expérimente pour l’utilisation de secteurs différents (utilisation au verger, alimentation animale, traitement des grains stockés, etc. …) des produits d’origine biologique et ou naturelle en exploitant surtout les propriétés biocides, fongicides, bactéricides et insecticides des huiles essentielles.

Groupe Balguerie

Le Groupe Balguerie, un des tous premiers groupe français privé constitué à partir de la Société Balguerie, fondée en 1930 par Alfred Balguerie, offre un service complet dans le secteur des transports : Maritime, Aérien, Terrestre. Fort de son expérience, le Groupe continue d’évoluer et de s’adapter au monde du transport d’aujourd’hui en basant ses valeurs sur la culture de l’écoute, le goût du service et le sens du conseil, l’exigence de l’expertise et le sens de l’engagement basé sur la confiance. Le Groupe Balguerie est; entre autre, transporteur de Tasty Granny, produit phare de la société Cofruid’oc Méditerranée.

Aurélia MOURAUD
aurelia.mouraud@gmail.com
+336.22.04.74.20


Le crowdfunding de Jonathan ou comment me soutenir !!!

et j’ai vraiment besoin de vous…


MERCI AUX SPONSORS , je vous emmène avec moi .


LA VIDEO DE PRESENTATION JO MiniTransat 2017 EST ENFIN DISPONIBLE ..SOUTENEZ MOI !!!

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