Transgascogne 2

TRANSGASCOGNE : un bilan malgré tout positif

 

 

Quatrième de la première étape à moins de 40 secondes du podium, sixième de l’étape retour et finalement sixième au classement général des Proto Solo de la Transgascogne 6.50, Jonathan Chodkiewiez tire malgré tout une certaine satisfaction de sa dernière course avant la Mini Transat.

Étape I : Les Sables d’Olonne- Alès (Espagne) / 4ème Proto Solo

« J’ai fait un super départ, j’étais avec Ian Lipinski (Proto n°885, vainqueur) et on se décale un peu à l’Est, puis il a fallu envoyer le gennak et j’étais toujours bien placé, avec les premiers bateaux dès la première nuit. J’étais le plus à l’Est donc je n’avais pas le même vent que les autres, mais je tenais. Cette première étape était un peu une course de tout droit, avec seulement un petit contournement de dorsale où il ne fallait pas se louper. Je suis resté en bordure, pas loin de la correctionnelle, mais s’est passé. J’ai ensuite fait une super descente et à 10 milles de l’arrivée, Kéni Piperol (Proto n°788, 3ème) revient derrière moi. Je savais que j’étais troisième à ce moment-là, donc je m’énerve un peu et arrivé devant Cabo Penas, je tombe dans une grosse mole. On s’arrête tous les deux pendant environ deux heures mais j’arrive finalement à attraper un peu de vent pour faire le grand tour. Et je m’arrête au milieu de la baie. Alors que les autres sont au cap, je suis tout seul, arrêté. Kéni, lui, est plus proche de la côte et prend une petite accélération qui le fait décoller avant moi avant de s’arrêter de nouveau devant la ligne. Je le rejoins mais je termine quand même 34 secondes derrière lui. J’ai un peu les boules de pas être sur le podium, c’est lui qui a droit à la photo et aux cadeaux ! (Rires) Je suis un peu dégoûté mais j’ai pu me reposer à Avilès, où l’accueil a été phénoménal, et me ressourcer en faisant quelques balades à vélo. »

Étape II : Avilès (Espagne) – Les Sables d’Olonne / 6ème Proto Solo

« Au départ de la seconde étape, je me dis qu’il faut que je me fasse Kéni ! Il y a 13 noeuds de vent au près d’annoncés, c’est tout bon pour moi et Hinano / Tasty Granny. Je sais qu’il faut que je parte devant pour pouvoir ensuite rester devant. Et c’est ce que je fais. Je prends le départ en première position, on est côte à côte avec Ian. Puis on se prend un nuage et un gros grain, je n’arrive pas à me décaler et me fais donc dépasser. Plus on avance, plus le vent monte : on se retrouve dans 18 noeuds avec de la houle. Ça ne fais pas mon affaire car j’ai de petites dérives qui ne me permettent pas d’accrocher, je dérape. J’ai aucun des soucis de prise de ris, je fais même un virement de bord involontaire et perds encore du terrain sur une course où il ne faut pas perdre 5 mètres, où la moindre erreur se paye sans pouvoir recoller à ceux de devant… J’arrive quand même à me rattraper dans la nuit avec deux bords qui passent bien. Je sais que je ne suis pas loin derrière, mais c’est hyper compliqué car on est sur une configuration où les bateaux ont exactement la même vitesse, avec très peu d’écarts. C’est dur psychologiquement car il m’est impossible de les rattraper, sauf erreur de leur part. Je prends la même option Est que Ian mais j’ai un décalage de 5 milles dans le Sud et pas le même vent que ceux de devant. Je fais toute la course sans personne à côté de moi. Je n’ai aucune info sur leur position, leur vitesse, je ne sais rien de la course. C’est un peu stressant d’être à 80 milles de la route sans savoir si ça va payer. Et la dernière nuit, au moment où je décide de me recaler pour faire du Nord – une décision difficile car le vent n’a pas encore tourné – je casse mon palan de quille dans une vague. La course s’arrête et j’ai un peu l’impression que je vais mourir : j’ai ma quille qui se balance d’avant en arrière. Je mets une heure à bloquer ma quille dans 2 mètres de houle, je suis trempé, fatigué, je me retrouve en quille fixe, à avancer à 4 noeuds quand je devrais être à 6… Je suis en mode convoyage, je fais du près en route directe et j’essaye de rentrer tout droit sans prendre d’option. Chaque minute, je perds un mille : j’étais à 10 milles de Ian au moment d mon avarie et il termine 40 milles devant. J’affronte finalement de gros orages à 10 milles de l’arrivée, je reste bloqué dans un trou sans vent et sans mon outrigger (cassé lors du prologue avant le départ) je ne peux plus mettre de spi. Donc au lieu d’arriver à 23h30, j’arrive à 1h30, grâce au courant qui me pousse vers la ligne. Mais les deux dernières heures étaient magiques, avec les éclairs et les nuages, c’était super beau. Mais on n’avançait pas ! (Rires) Je termine finalement 6ème de l’étape et du général.

Je suis forcément déçu de ma course, mais le bateau ne marche pas bien dans ces conditions, je le sais. Donc je n’étais pas trop dans le match, un peu démoralisé, moins actif sur le bateau : j’avais beau me battre, ça ne marchait pas. Le côté positif en revanche, c’est que j’arrive quand même à tenir les meilleurs bateaux. C’est encourageant, d’autant que quand j’ai un souci, j’arrive à le régler sans stress, sans panique : je me sens bien sur mon bateau. Je suis donc quand même content de moi, de mon ressenti et de mon comportement en solitaire. »

D’ici la Mini Transat

« J’ai pas mal de boulot sur le bateau pour préparer la Transat. Je change tout, je refais tout, je bricole tout. Le but sera de ne pas casser, pour terminer devant ceux qui abandonnent. Sur un début de transtlantique, tu peux facilement avoir un abandon par jour. Je veux donc fiabiliser le bateau au maximum. J’aurai donc dix jours de chantier avant de prendre une semaine de vacances avec mon fils, puis deux autres semaines de travaux à la Trinité-sur-Mer. Et puis il sera temps de faire direction sur La Rochelle ! »

La Cagnotte

« Grâce aux 47 participants, j’ai pu me faire faire un nouveau spi et faire réviser du pilote. Il m’aurait fallu environ 10 000 euros de plus pour être aux petits oignons mais là, encore 5 000 et je serai juste comme il faut. La chasse aux partenaires n’est donc pas terminée ! En attendant, un immense merci à tous ceux qui ont participé, je vais tâcher de vite envoyer les contreparties ! »

Transgascogne 1

TRANSGASCOGNE : dernier test avant le grand saut !

 

À 12h20 ce dimanche, après un léger retard faute de vent sur l’horaire de départ initialement prévu, Jonathan Chodkiewiez et les 52 autres Ministes se sont élancés des Sables d’Olonne, parés à traverser l’intraitable Golfe de Gascogne, pour la première des deux étapes de la 16e édition de la Transgascogne 6.50. Pour le skipper de Tasty Granny, qui étrennera là la nouvelle décoration de ses voiles mais aussi son nouveau grand soi, l’objectif sera avant tout de se faire plaisir, mais également de valider certains derniers points. Car après cette dernière course de la saison, ce sera direction la Martinique lors de la Mini Transat.

« Je suis qualifié pour la Mini donc je pars sans aucune pression, s’est réjoui Jonathan à la veille de quitter les Sables d’Olonne. J’ai donc à cœur de faire au mieux tout en testant mon spi médium que j’ai retaillé et mon nouveau grand spi que j’ai pu acheter grâce à la cagnotte en ligne pour mon projet ». Serein et « chaud bouillant », le skipper du Mini n°335 ne s’est pas laissé atteindre par l’incident survenu samedi soir en retour de prologue : suite à une mauvaise manœuvre d’un semi-rigide lors de son remorquage, Hinano / Tasty Granny a été victime d’une collision avec un autre Mini 6.50, arrachant son bout-dehors et l’un de ses outriggers. Deux appendices essentiels au bateau pour naviguer sous voile de portant ou de travers. Après de rapides réparations « en mode pansements », Jonathan a finalement pu prendre le départ de sa dernière course d’entraînement à la Mini Transat. « Ce n’est rien de dramatique, a-t-il précisé, c’est juste embêtant de devoir rajouter ça à ma joblist de chantier d’été. Mais je serai prêt pour la traversée de l’Atlantique en octobre prochain ! » En attendant, cap sur Avilès au Nord de l’Espagne, port d’arrivée de la première étape, longue de 245 milles suite à une réduction de parcours : « On n’aura pas à contourner Belle-Île pour éviter une zone de molle trop importante qui nous coincerait ensuite en plein dans une bonne dépression. On part donc tout droit sur l’Espagne, avec plusieurs bascules de vent et zones de transition à négocier, ça promet une étape très tactique et un jeu très ouvert ! »

Arrivée prévue mardi soir avant le départ de la deuxième étape retour, samedi prochain

Minifasnet depart

Mini Fasnet, Coconuts et pommes Tasty Granny

Dimanche à 15 heures, Jonathan Chodkiewiez a pris le départ de sa dernière course de qualification, une boucle de 600 milles entre Douarnenez et le mythique phare du Fastnet. Pour l’occasion, le skipper du Mini n°335 embarque Jay Thomson, ami et marin hors paire, qui construit lui-même son prototype pour la Mini Transat 2019. Après cette course, Jonathan sera, lui, assuré de prendre le départ de la Mini Transat, puisqu’il aura engrangé l’ensemble de ses 1 000 milles en course.

Jonathan y est presque : après avoir effectué son parcours hors-course de 1 000 milles au début du mois, le Cavalairois n’a plus qu’une petite centaine de milles en course à valider. Ce qui devrait être chose faite à l’issue de la plus légendaire des courses annuelles du calendrier Mini 6,50, le Mini Fastnet. 600 milles au départ de Douarnenez, en double, au tracé à la fois technique et tonique, qui verra s’alterner une navigation musclée, au près mais avec le courant dans leur sens, entre les cailloux du chenal du Four, une traversée de la Manche qui s’annonce humide au reaching et en slalom entre les cargos à la sortie du DST de Ouessant, un passage du Wolf Rock à la pointe de l’Angleterre, entre les îles Scilly, une montée en route directe vers le phare du Fastnet à travers la mer d’Irlande et, enfin, un retour chez les Penn Sardin en laissant Ouessant sur bâbord. 

Un parcours qui devrait procurer beaucoup de plaisir à Jonathan et son co-équipier, comme s’en réjouissait le skipper : « Je suis ravi de prendre part à cette course mythique avec en plus un super marin et bon ami à mes côtés. .Les objectifs restent simples : terminer car il me reste encore quelques milles à valider, mais vues les conditions, tout devrait bien se passer. La météo s’annonce plutôt bonne même s’il devrait y avoir de nouveau beaucoup de recching. Mais au moins, Hinano sera survalidé pour la Mini Transat ! Ensuite, ce sera entraînements avec mon nouveau grand spi, en cours de confection, ainsi que quelques révisions de matériel. Tout ça grâce à la cagnotte à laquelle beaucoup de monde a déjà participé ! » 

Pour suivre Hinano, cherchez « Tasty Granny » ! 

En passe de boucler son processus de qualification à la Mini Transat, Jonathan est en effet toujours en recherche de fond afin de compléter son budget. En sus de la cagnotte mise en ligne sur Leetchi.com (bit.ly/CagnotteJo), la société Cofruid’oc, partenaire des premières heures, s’est engagée auprès de son skipper d’embarquer à ses côtés un maximum d’entreprises du Midi. En contrepartie, Hinano portera les couleurs de leur marque phare, les pommes Tasty Granny, avec une jolie mascotte dans la grand voile ! 

Cartographie : yb.tl/minifastnet2017

Aurélia MOURAUD

aurelia.mouraud@gmail.com

+336.22.04.74.20

Qualif hors course

Qualif’ hors course: le jour d’après.

Un peu moins de huit jours de mer, c’est ce qu’il aura fallu à Jonathan et Hinano pour boucler leur parcours de qualification hors course de 1 000 milles. Parti de la Trinité-sur-Mer jeudi 25 au soir après trois jours de stand-by météo, une période d’attente déjà compliquée à endurer, le skipper de Cavalaires-sur-Mer aura le mérite d’avoir vécu un rite de passage des plus éprouvants. Il nous raconte. 

« L’attente avant de pouvoir partir n’était déjà pas simple à gérer. J’avais aussi un peu la pression de la « dernière étape » avant d’être qualifié (Jonathan n’a désormais plus que 75 milles en course à valider avec encore deux courses au programme avant la Mini Transat, ndlr), ce qui veut dire que je n’avais pas le droit à l’erreur. Mais une fois sur l’eau, tout va mieux : la pression retombe, j’entame avec un grand bord sous spi jusqu’au Raz de Sein, dans la nuit noire avec plein d’étoiles, les dauphins venus jouer, le plancton fluo impressionnant dans mon sillage… Un départ juste magnifique. 

Je suis arrivé au Raz de Sein vendredi au petit matin, le vent est tombé et une lutte contre le courant commence alors, à guetter la moindre risée jusqu’à la pointe de Penmarc’h avant de partir en Manche. Une agréable première journée sous le soleil malgré une chaleur écrasante. Il fallait juste faire attention à ne pas cramer, surtout quand on est dans son plus simple appareil (rires) ! J’ai un peu de mal à passer le Chenal du Four à cause du jus (courant, ndlr) et du manque de vent, mais le coucher de soleil est juste à tomber. Puis le vent finit par rentrer dans la nuit, ce qui nous permet d’aller directement sur les îles Scilly, et continuer de monter : on sent le front arriver ! La houle se lève et vers 3h du matin, on entre dans une masse nuageuse sans lumière et dans une petite bruine. Et le vent monte encore. L’ambiance est étrange mais spectaculaire. On traverse le front avec des risées à plus de 35 nœuds, la mer est forte et dans la nuit, je vois le petit bateau de Camille Taque qui saute les vagues et redescend. À bord, l’ambiance est forcément humide mais ça va, le bateau va vite et sur la route, donc tout est ok.

J’arrive aux Scilly le samedi matin. Durant la journée, le vent et la mer retombent et vers 17h, tout se calme : la houle, le vent, on remonte tranquillement vers l’Irlande. C’est là que je me rends compte que mon groupe électrogène a pris l’eau dans la bataille, ce qui ne me rassure pas car c’est mon seul moyen de recharger mes batteries et de pouvoir faire fonctionner mon GPS et mon pilote. Je m’y colle et après deux vidanges, deux démontages entiers et quelques coups de manivelles de winch, il redémarre ! On recharge et ça repart ! Arrivé à Coninberg vers 11h, dimanche, je croise Erwan Le Mené et Thibault Michelin, eux aussi en qualification, qui redescendent vers le Sud. C’est le bonheur, je viens de passer la première marque de parcours. Et là, avec les gars, on avoine dans des conditions de transat, le soleil et la chaleur en moins. Ça va vite, c’est cool mais le soir ça remonte dans des grains donc on calme le jeu. Banette et repos. 

La descente jusqu’en Bretagne se fait dans la brume et le crachin : génial le Nord ! Ça fait quatre jours qu’on n’a plus vu le soleil.. Tout est trempé mais peu importe, je descends vers Rochebonne. Je manque de me faire couper en deux par un pêcheur qui ne bouge ni ne réagit malgré de multiple appels à la VHF. Je ne suis pas manoeuvrant, je ne peux rien faire. Il passe à 10 mètres de moi. Je vais mettre deux jours à m’en remettre… Du coup, je n’arrive plus à dormir. Merci mec ! Mais la pétole arrive la nuit de mardi, juste avant d’atteindre le niveau de Rochebonne : un lac. Le ciel se dégage enfin et c’est sublime. Des étoiles par milliers, le bateau qui ne bouge pas d’un mètre… Alors j’en profite pour me reposer. Des dauphins viennent jouer et c’est tellement calme que je les entends communiquer entre eux. C’est juste hallucinant ! J’attache la barre et je ne sais pas si j’oublie le réveil, mais deux heures après, le bateau avance tout seul vers le Sud. On est censé aller vers le Sud-Ouest normalement… En gros, je perds deux heures, mais au moins on avance ! 

Mercredi, c’était « journée soleil » ! On sèche et on fait tout sécher. Le soir, on est à l’île de Ré. J’ai Erwan à la VHF qui me dit que le passage du pot est chaud avec beaucoup d’accélérations du vent. Alors on se prépare. J’y arrive dans un grain et je me retrouve bloqué devant le pont, sans un souffle de vent pendant deux heures. Ça finit par passer et s’en suit une lutte acharnée contre le courant qui veut me faire visiter le phare des Baleines. Mais c’est bon, je connais, je n’ai pas envie. Je ne lâche pas la barre durant 10 heures, ce qui fait que je n’ai pas fermé l’oeil depuis 36 heures. Pas facile pour le cerveau ! Mais ça passe encore. Direction la maison ! 

Je me repose un peu et quand je me réveille 10 minutes après, je me retrouve dans un troupeau de pêcheurs sans AIS. Décidément, ils ne me laisseront pas me reposer ! Alors je veille. Dans la nuit de mercredi à jeudi, je bloque aux Sables d’Olonne à cause du courant qui me pousse vers les cailloux. J’en ai marre, entre le courant et les pêchoux, je n’ai pas une minute à moi. Je jette le mouillage pour ne pas me laisser embarqué, mais impossible de dormir. Je suis allé trop loin dans ma fatigue et le cogito est en action. Tans pis, je me connais, ça ira mieux dès qu’on fera route ! Et c’est ce qu’il se passe. Gentiment… Jeudi commence une grande bataille contre le vent et le courant, qui se terminera à la Trinité vendredi soir. Avec entre temps un petit craquage qui m’a fait tirer un bord au large histoire de dormir vraiment. Le moral revenu et après avoir mangé, je me dis que y a sûrement quelque chose à faire pour avancer plus vite. Je m’y mets et finalement, j’arrive avec 12h d’avance sur mon ETA.

Cette qualif, c’est vraiment un truc de fou. J’étais prévenu, mais on ne se rend pas compte. Le solo sur un Mini, même en ayant fait des milliers de milles avant, c’est quand même quelque chose ! Je n’étais jamais allé aussi loin dans l’émotion, dans le physique, etc. J’en ressors en ayant appris énormément sur moi mais aussi sur le bateau. Lui, d’ailleurs, revient nickel : même pas un élastique de cassé. Juste la révision du groupe à faire et ce sera reparti pour de nouvelles aventures. Je suis tout simplement heureux d’avoir réalisé ça et surtout d’avoir validé mes 1 000 milles pour la Mini Transat. » 

 

Crowfunding

Une cagnotte en ligne pour soutenir Jonathan

Jo et Hinano ont besoin de vous ! Eux partis en qualification et en passe de valider leur aller simple pour la Martinique avec la Mini Transat 2017, c’est le moment de leur donner un coup de pouce ! Matériel électronique, nouvelles voiles, retour cargo… Les besoins ne manquent pas et chaque petite contribution est un pas de plus vers une belle performance en octobre prochain. Alors embarquez à leurs côtés pour la plus incroyable des aventures en mer et faites passer l’information ! Parce qu’une course en solitaire ne se gagne jamais seul…

Embarquez avec Jonathan et Hinano sur la Mini Transat 2017 ! Jonathan Chodkiewiez, 32 ans, originaire du Var, sera au départ de la Mini transat 2017 le 1er octobre prochain. Soutenu par plusieurs entreprises d’Occitanie et par l’écurie Made in Midi fondée par Kito de Pavant, il reste en recherche de partenaires et de soutiens divers pour boucler son budget.

OBJECTIF : 16 000 €

Ce qu’il nous manque avec Hinano ⛵:

– Inscription à la Mini Transat pour traverser l’Atlantique avec vous : 1 200 €

– Retour cargo et assurance pour qu’Hinano revienne comme neuf en Bretagne : 6 000 €

– Révision du pilote automatique pour compter sur lui quand je suis occupé, me repose : 600 €

– Jeu de spinnakers pour aller plus vite dans les alizés : 5 000 €

– Un écran gyrographique pour suivre en temps réel les performances du bateau : 500 €

– Un compas pour envoyer les bonnes données de navigation au pilote automatique : 400 €

– Jeu de ficelles neuves pour pouvoir exploiter à fond le potentiel d’Hinano : 300 €

– Entretien d’Hinano de juillet à octobre et chantier d’avant Mini-Transat : 2 000 €

 

BONUS : Pour 2 150 € de plus, aidez-moi à faire fonctionner Hinano uniquement aux énergies renouvelables 

– Une batterie lithium pour éviter les black-out énergétiques en plein Atlantique : 1 400 €

– Un régulateur pour ne pas gaspiller mon énergie : 200 €

– Un contrôleur Victron pour suivre ma consommation à tout instant : 200 €

– Un panneau solaire fixe de 100 watt pour les jours de grand soleil : 200 €

– Un panneau volant de 50 watt pour les jours plus nuageux : 150 €

Et pour vous ? 🎁

De 10 € à 49 € : Recevez un bracelet en macramé « Made in Jonathan » et recevez une carte postale de Martinique 

De 50 € à 249 € : Recevez un bracelet en macramé « Made in Jonathan » et traversez l’Atlantique avec moi en inscrivant votre nom sur Hinano ! Et recevez un peu de soleil cet hiver grâce à une carte postale de Martinique

De 250 € à 1 499 € : Recevez un bracelet en macramé « Made in Jonathan » + un polo collector Mini n°335 et traversez l’Atlantique avec moi en inscrivant votre nom sur Hinano ! ⛵️ Sans oublier la carte postale de Martinique 🏝

De 1 500 € à 5 000 € : Devenez sponsor majeur, sponsor secondaire ou simple partenaire de mon projet ! Votre logo dans les voiles et sur la coque d’Hinano avec tous les avantages du sponsoring sportif. Pour plus d’informations : contact@jonathanchodkiewiez.com

 

Mini en Mai

 

LA MINI EN MAI : 500 Milles pour la qualif..

 

Mardi matin à 11h, Jonathan et Hinano s’élanceront pour leurs derniers milles qualificatifs en course pour la Mini Transat. Ou presque, mais tel sera l’objectif du skipper Cavalairois : valider sa place sur la ligne de départ en direction de la Martinique, le 1er octobre prochain. Et la tâche ne s’annonce pas des plus simples.

« Je vais encore une fois subir les pires conditions pour Hinano, a déploré Jonathan à la veille du départ. On va avoir pas mal de vent fort au reaching, puis du près dans de la forte houle… Pas top ! Donc un peu d’appréhension, surtout que le bateau commence à ressentir nos dernières navigations assez musclées, mais je suis prêt mentalement. C’est une des courses les plus importantes de ma saison, c’est LA course qualificative. Il me restera environ 75 milles à faire ensuite, mais j’aurai encore trois courses pour les valider (le Trophée MAP – pas prévue au programme pour le moment -, le Mini Fastnet et la Transgascogne) et je serai dans le timing pour effectuer mon parcours de qualification hors course. Donc si je termine la Mini en Mai, je serai sûr et certain d’être au départ de la Transat. »

 Hormis une petite frayeur de dernière minute lorsque Jonathan a réalisé ce matin que la ralingue de son mât, servant à y accrocher la grand voile et à l’y monter, se décolle dans ses derniers centimètres. Mais la crise est désormais évitée et le mât sous contrôle grâce à l’aide de Jay Thomson, autre Ministe en pleines finitions de son nouveau prototype, venu prêter main forte à son concurrent mais non moins ami en se chargeant de la périlleuse réparation. Rien n’empêchera donc Jonathan de partir en quête de ses derniers milles salvateurs, qui lui feront faire un pas de géant vers le Graal de la Classe Mini. Quitte à y aller prudemment et à laisser la compétition de côté le temps d’une course ? « J’irai peut-être plus mollo que les dernières courses, peu importe le résultat, je dois juste valider ces 500 milles, admet le navigateur.

Mais bon… Je suis bien chaud quand même ! (Rires) »

Accès site Mini en Mai

Suivi de course

 

 

 

La qualification à portée d’étrave

La qualification à portée d’étrave

En terminant la Mini en Mai en 9ème position, Jonathan Chodkiewiez a fait un pas de géant vers son billet d’entrée à la Mini Transat 2017. En ajoutant ces 500 milles au 415 déjà réalisés lors de la Lorient BSM (115 milles) et de la Pornichet Sélect (300 milles), le Mini n°335 Hinano n’a en effet plus que 85 milles en course à parcourir pour valider les 1 000 milles demandés par la Classe Mini. Ne restera plus qu’une boucle de 1 000 autres milles, hors course cette fois, pour être définitivement assuré d’être sur la ligne de départ à La Rochelle, le 1er octobre prochain. D’ici là, retour sur une Mini en Mai particulièrement éprouvante, pour le bateau comme pour son skipper. Récit:

« La Mini en Mai fut pour moi une course assez dure psychologiquement. Dès la veille du départ, mon souci en tête de mât m’a mis la pression, car l’objectif était clairement de terminer la course et valider 500 milles de plus. Durant la sortie du chenal, je me rends ensuite compte que mon safran bâbord a énormément de jeu, ce qui augmente encore la pression. Le parcours de 30 milles en baie commence très bien, jusqu’au moment de passer sous gennacker et que ma sous barbe lâche, entraînant la casse d’une partie de mon bout dehors, celle qui me permet de le sortir et de le rentrer du cockpit. La course commence bien… Les copains s’envolent, c’est un deuxième coup dur. Je n’ose plus rien envoyer comme voile d’avant, je ramasse… Après une heure, je décide d’insister, de me remettre dedans. Suit alors un long bord de portant qui me permet de revenir un peu sur le reste de la flotte, ou du moins de ne pas me faire trop distancer. Au bout d’une demi-heure, je croise mon ami Vincent Busnel qui vient de démâter. Nouvelle claque. Je m’arrête à côté de lui avec un autre prototype. On discute un peu, il me dit que ça va et m’ordonne de reprendre la course. C’est donc ce que je fais, avec le moral dans les chaussettes. Les autres accumulent leur avance, mais je continue.

Je passe le Raz de Sein et après Basse du Lys, c’est mon bord ! Au portant, je sous-toile un peu le bateau, mais j’avance, je rattrape quelques protos. Je sais que je suis mieux, je crois que je suis sixième. Ça va bien, je dors, je mange puis vient un nouveau long bord de travers, l’allure la moins cool pour Hinano. Je suis un peu malade alors je me repose et après quelques orages, la bascule tant attendue arrive. Je me retrouve dans des grains violents à plus de 30/35 noeuds et je manque de mettre le feu au bateau à cause de la prise de mon groupe électrogène qui se met à brûler. Je parviens à l’éteindre in extremis mais me retrouve sans moyen de recharger mes batteries. Je suis au fond du trou… Au bout d’une heure, j’arrive finalement à bricoler un truc avec ce que j’ai à bord. Là, je m’aime un peu ! Je me dis que j’ai assuré en prévoyant du matériel de secours. Le moral va donc mieux, mais je suis cramé. Et je fais une grosse erreur de navigation qui me fait perdre des places sur le plateau de Rochebonne. Mais tans pis, c’est la course…

Il y a alors un peu de soleil, on sèche un peu, arrive la bouée BXA dans la soirée puis cap vers l’île de Ré que je passe en fin de nuit. J’ai un peu recollé après mon erreur mais je me retrouve coincé, sans vent, à 500 mètres du pont. Je passe une heure à attendre, le mouillage sorti, de peur d’aller dans les cailloux à cause du courant. Charlotte (Mery, prototype n°802) revient sur moi, on réussit à passer le pont et après une heure sous spi, on repasse au reaching… Je vois les deux Pogo avec moi s’envoler et Charlotte est 2 noeuds plus vite que moi. L’horreur. J’en pleure, je ne peux rien faire, mais je me dis que j’aurai au moins validé 500 milles. Alors je continue et au bout de deux heures, je sais que je finirai cette course, avec ou sans me safran qui est de plus en plus abîmé. J’accélère, je mets du charbon et je prends un énorme plaisir : la mer est superbe, les couleurs magnifiques, le passage des îles Hoedic et Hoat est juste spectaculaire, avec un ciel de fin du monde. Le bateau vole, il me reste 20 milles à faire… Le bonheur.

Je termine 9ème à une heure des 5-6-7-8èmes. Je ne le savais pas, je pensais être dernier… Je suis donc heureux d’avoir vécu ça, heureux d’avoir fini la course et d’avoir validé mes presque derniers milles. J’ai déjà attaqué le chantier pour vraiment pouvoir tartiner sur les prochaines courses. Je n’ai presque plus rien à valider donc je vais pouvoir tirer pour de vrai sur Hinano, avec qui on commence à se comprendre ! »

En attendant les prochaines courses – le Mini Fasnet le 18 juin et la Transgascogne le 30 juillet (la participation d’Hinano au Trophée MAP le 8 juin reste encore incertaine) -, Jonathan devrait prendre le départ de son parcours hors course de 1 000 milles la semaine prochaine

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Une petite vidéo sur la première solo de l’année..

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