trajet


H-24

(200 Mn parcouru depuis hier)

 

Il reste 198 Mn à Jonathan et Tasty Granny à parcourir avant de franchir la ligne d’arrivée. Après deux semaine de navigation, notre équipage favori devrait être accueilli sur les pontons du marin, avec l’enthousiasme et la tradition que les ministes savent perdurer. Il suffit de voir la frénésie qui prend place à chaque nouvelle arrivée. Accueil chaleureux, sous l’ambiance musique tropicale, ti punch et corne de brume en coquillage (faut avoir du souffle croyez-moi ).
Bref cette dernière nuit sera longue, et la journée de demain trop courte !!!

 

 


BIENTÔT….

L’arrivée de Tasty Granny est prévue , d’après le comité de course , dans la soirée de jeudi. Nous sommes dès à présent sur site pour l’accueillir et nous vous ferons parvenir au plus vite les premiers ressentis de cette course compliquée.Pour l’instant Jonathan conserve sa douzième place et reste parfait dans sa logique de course. Le Marin n’est plus très loin ….

Pour suivre la course : bit.ly/CartoMT2017
#EnRouteVersLeMarin #MiniTransat #GoJo


 

Entré en 14ème position dans la zone de passage obligatoire entre les îles du Cap-Vert, Hinano / Tasty Granny Apple en est ressorti tôt ce matin avec deux places de gagnées 💪🏻 Après avoir décidé de piquer vers le Sud, dans le but d’éviter la zone de dévent aux alentours de l’archipel, Jonathan a remis depuis du Nord, puis de l’Ouest, dans sa route et file : direction la Martinique !

Pour suivre la course : bit.ly/CartoMT2017
#EnRouteVersLeMarin #MiniTransat #GoJo

 


En route

Mini Transat : En route vers Le Marin !

C’est à 14h08 (heure française) dans 8 noeuds de vent d’Est que Jonathan et ses concurrents ont pris le départ de la deuxième étape de de la Mini Transat. À bord de son prototype d’ancienne génération, Hinano / Tasty Granny, et auteur d’un superbe départ en tête de flotte, le skipper cavalairois aura à coeur d’intégrer le Top 10, duquel il n’est pour le moment qu’à une heure et seize minutes.

© Christophe Breschi

La deuxième étape vue par le directeur de course, Denis Hugues
Las Palmas – Le Marin (2 700 milles)

La navigation dans l’archipel des Canaries : « ici encore, il ne faut pas se faire piéger par les dévents des îles dont les sommets dépassent parfois les 3 000 mètres. Les choix de route qui seront faits dépendent aussi de la stratégie que l’on envisage pour la suite de la traversée : piquer franchement sud pour aller chercher les alizés ou privilégier l’orthodromie, la route la plus courte. Après les Canaries, pour la première fois, les concurrents n’ont plus de solution de rechange, de ports d’escale possibles. C’est souvent un moment compliqué à gérer psychologiquement pour ceux qui en sont à leur première traversée. »

Les alizés : « contrairement aux idées reçues, la navigation dans les alizés n’est pas aussi simple que l’on imagine. La mer peut être forte et les variations de vent de 30 à 40° sont fréquentes. Enfin, il faudra bien veiller aux éventuels passages de front qui peuvent entraîner une rupture de l’alizé qui n’est pas encore parfaitement établi à cette période de l’année. Les écarts latéraux au sein de la flotte peuvent être de plusieurs centaines de milles. L’arrivée : dans le canal entre la Martinique et Sainte-Lucie, les renforcements des vents sont fréquents. Il conviendra donc d’être vigilant jusqu’au bout, même si l’arrivée semble proche. Restera ensuite à négocier les derniers milles sous le vent de la presqu’île de Sainte-Anne où les vents peuvent être très perturbés. » »

Comment suivre la course ?

  • La Cartographie, actualisée toutes les 3 heures, de 8h à 23h > bit.ly/CartoMT2017
  • Sur le site internet de Jonathan > www.jonathanchodkiewiez.com
  • Sur la page Facebook de Jonathan : Jo Navigateur
  • Sur les réseaux sociaux de la course :
    Facebook : Mini Transat La Boulangère
    Twitter : @MiniTransat2017
    Instagram : minitransatlaboulangere


Qualif


 

 

Mini Fasnet : Jonathan qualifié pour la Mini Transat !

 

 

11ème Proto sur 26 au départ, 21ème sur 62 au classement général : le bilan est de nouveau ultra-positif pour Jonathan Chodkiewiez qui courrait ce week-end sa quatrième course de la saison à bord d’Hinano, qui étrennait le nom de course qu’il portera lors de la traversée de l’Atlantique en octobre prochain, Tasty Granny. Une course en double, entre Douarnenez et le phare du Fastnet en Irlande (600 milles), qui lui permettait de valider définitivement sa qualification à la Mini Transat. Entretien.

Jonathan, 11ème au classement des prototypes, c’est de nouveau une superbe performance pour ton bateau qui fête ses 16 ans cette année…

Oui, surtout qu’on a encore eu beaucoup de reaching, une allure où Tasty Granny présente clairement un déficit de vitesse par rapport aux bateaux plus récents. Mais on a navigué proprement, on n’a pas fait une seule erreur et on a su faire marcher le bateau au mieux de son potentiel. On a pris les bonnes options et au final, on finit très proches des autres Protos et des champions du monde de Pogo 3 (bateaux de série dernière génération, ndlr).

Pour cette course, tu as embarqué Jay Thompson, qui termine de construire son propre prototype pour la Mini Transat 2019. Comment a fonctionné votre duo ?

Avec Jay, c’était plus que top. C’est un super marin, on a eu une super entente à bord, une bonne coordination… Je n’ai jamais eu autant de plaisir à naviguer en double. Et humainement, on a vraiment rigolé tout le temps, même quand on se faisait laminer au reaching ! Vraiment, si je devais repartir demain en double, c’est avec lui que je repartirais.

Vous avez en effet semblé trouver tout de suite vos repères avec un départ canon en baie de Douarnenez…

On a fait un super bon départ oui, dans le groupe de tête jusqu’à la sortie de la baie où le vent est tombé et redistribué les cartes. Sur le grand bord de reaching jusqu’aux Scilly, ça a forcément été compliqué… On a souffert ! Arrivés aux Scylli, on a enduré une grosse molle avec en plus du courant, mais on a géré et rattrapé un peu de notre retard. La montée jusqu’en Irlande a été plus sportive, avec le vent qui est monté dans la nuit à plus de 25 noeuds. Le top ! En voilure réduite, on volait littéralement à 14 noeuds sans s’arrêter, avec des surfs à 16/17 noeuds ! On rattrape encore de notre retard, on double plein de bateaus, Jay me dit : « Feu blanc, feu rouge, feu blanc, feu rouge » à mesure qu’on les dépasse dans la nuit. Le matin, au lever de soleil, un baleineau nous a fait l’honneur de s’entraîner à sauter à côté de nous et ça, c’était magique… Et puis deux minutes après, c’était au tour d’un gros requin de passer le long de la coque. Il y a de la vie en Irlande !

C’était la première fois que tu contournait le phare du Fastnet ?

C’était la première fois oui ! Ce fameux gros caillou, superbe, comme dans les livres ! On y a pris un peu d’air, 30 à 35 noeuds pendant deux heures. On a tiré la barre pour une option Sud et 30 heures plus tard, on réalise que ça paye puisqu’on commence à recevoir les premiers Protos à la VHF ! C’est ultra motivant, pendant une journée perdu dans la brume en plus, ça remonte le moral à bloc.

Et là, retour sur Douarnenez…

Et nouvelle pétole vers Ouessant qui nous fait encore plus revenir sur ceux de devant. On les vois à l’AIS, ils sont à 6 milles. On se bat toute la nuit et on finit à vue avec les premiers dans la baie de Douarnenez. C’est juste génial, on termine 11ème avec un des plus vieux bateaux !

Quel bilan tires-tu de cette avant-dernière course avant la Mini Transat ?

On a vu quelques défaut à corriger et en termes de matériel, je suis content d’avoir un grand spi en cours de fabrication grâce à la cagnotte. Et je vais en faire retailler un autre. Autrement, on n’a rien cassé donc Hinano est au top et son skipper n’aura pas trop de travail de retour à la Trinité !

Quel est le programme maintenant ?

Je pars tout de suite en convoyage pour ramener le bateau à son port d’attache puis je dois amener mes voiles en peinture pour leur nouvelle décoration. Je dois envoyer mon pilote en révision, j’ai quelques bidouilles quand même, comme toujours, à faire et ensuite partir quelques jours dans le Sud en vacances avec mon fils. Autrement, je vais vite devoir me préparer pour la Transgascogne, fin juillet, et j’ai encore certaines obligations à effectuer en vue de la Mini Transat : visite médicale, administratif, gestion du projet…

Mais une étape primordiale est désormais cochée : tu es qualifié pour la Mini Transat…

Ça, c’est un énorme poids en moins. Entre les entraînements, les courses, les convoyages, ma qualification hors course, j’ai parcouru plus de 3 000 milles à bord de mon bateau. Ce qui me permet d’être en confiance totale avant les prochaines échéances. C’est juste génial.

 

Help me

 

 
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À moins de 4 jours du grand départ, Jonathan a un message pour vous depuis le Village de départ de la Mini Transat La Boulangère à La Rochelle, France.

Des mercis d’abord, un aperçu des pontons ensuite, et un rappel enfin que son budget n’est pas encore totalement bouclé. Alors si vous connaissez des entreprises qui voudraient rejoindre l’aventure, parlez-en autour de vous ! Et la cagnotte Leetchi.com est encore ouverte > bit.ly/CagnotteJo

Transgascogne 2

TRANSGASCOGNE : un bilan malgré tout positif

 

 

Quatrième de la première étape à moins de 40 secondes du podium, sixième de l’étape retour et finalement sixième au classement général des Proto Solo de la Transgascogne 6.50, Jonathan Chodkiewiez tire malgré tout une certaine satisfaction de sa dernière course avant la Mini Transat.

Étape I : Les Sables d’Olonne- Alès (Espagne) / 4ème Proto Solo

« J’ai fait un super départ, j’étais avec Ian Lipinski (Proto n°885, vainqueur) et on se décale un peu à l’Est, puis il a fallu envoyer le gennak et j’étais toujours bien placé, avec les premiers bateaux dès la première nuit. J’étais le plus à l’Est donc je n’avais pas le même vent que les autres, mais je tenais. Cette première étape était un peu une course de tout droit, avec seulement un petit contournement de dorsale où il ne fallait pas se louper. Je suis resté en bordure, pas loin de la correctionnelle, mais s’est passé. J’ai ensuite fait une super descente et à 10 milles de l’arrivée, Kéni Piperol (Proto n°788, 3ème) revient derrière moi. Je savais que j’étais troisième à ce moment-là, donc je m’énerve un peu et arrivé devant Cabo Penas, je tombe dans une grosse mole. On s’arrête tous les deux pendant environ deux heures mais j’arrive finalement à attraper un peu de vent pour faire le grand tour. Et je m’arrête au milieu de la baie. Alors que les autres sont au cap, je suis tout seul, arrêté. Kéni, lui, est plus proche de la côte et prend une petite accélération qui le fait décoller avant moi avant de s’arrêter de nouveau devant la ligne. Je le rejoins mais je termine quand même 34 secondes derrière lui. J’ai un peu les boules de pas être sur le podium, c’est lui qui a droit à la photo et aux cadeaux ! (Rires) Je suis un peu dégoûté mais j’ai pu me reposer à Avilès, où l’accueil a été phénoménal, et me ressourcer en faisant quelques balades à vélo. »

Étape II : Avilès (Espagne) – Les Sables d’Olonne / 6ème Proto Solo

« Au départ de la seconde étape, je me dis qu’il faut que je me fasse Kéni ! Il y a 13 noeuds de vent au près d’annoncés, c’est tout bon pour moi et Hinano / Tasty Granny. Je sais qu’il faut que je parte devant pour pouvoir ensuite rester devant. Et c’est ce que je fais. Je prends le départ en première position, on est côte à côte avec Ian. Puis on se prend un nuage et un gros grain, je n’arrive pas à me décaler et me fais donc dépasser. Plus on avance, plus le vent monte : on se retrouve dans 18 noeuds avec de la houle. Ça ne fais pas mon affaire car j’ai de petites dérives qui ne me permettent pas d’accrocher, je dérape. J’ai aucun des soucis de prise de ris, je fais même un virement de bord involontaire et perds encore du terrain sur une course où il ne faut pas perdre 5 mètres, où la moindre erreur se paye sans pouvoir recoller à ceux de devant… J’arrive quand même à me rattraper dans la nuit avec deux bords qui passent bien. Je sais que je ne suis pas loin derrière, mais c’est hyper compliqué car on est sur une configuration où les bateaux ont exactement la même vitesse, avec très peu d’écarts. C’est dur psychologiquement car il m’est impossible de les rattraper, sauf erreur de leur part. Je prends la même option Est que Ian mais j’ai un décalage de 5 milles dans le Sud et pas le même vent que ceux de devant. Je fais toute la course sans personne à côté de moi. Je n’ai aucune info sur leur position, leur vitesse, je ne sais rien de la course. C’est un peu stressant d’être à 80 milles de la route sans savoir si ça va payer. Et la dernière nuit, au moment où je décide de me recaler pour faire du Nord – une décision difficile car le vent n’a pas encore tourné – je casse mon palan de quille dans une vague. La course s’arrête et j’ai un peu l’impression que je vais mourir : j’ai ma quille qui se balance d’avant en arrière. Je mets une heure à bloquer ma quille dans 2 mètres de houle, je suis trempé, fatigué, je me retrouve en quille fixe, à avancer à 4 noeuds quand je devrais être à 6… Je suis en mode convoyage, je fais du près en route directe et j’essaye de rentrer tout droit sans prendre d’option. Chaque minute, je perds un mille : j’étais à 10 milles de Ian au moment d mon avarie et il termine 40 milles devant. J’affronte finalement de gros orages à 10 milles de l’arrivée, je reste bloqué dans un trou sans vent et sans mon outrigger (cassé lors du prologue avant le départ) je ne peux plus mettre de spi. Donc au lieu d’arriver à 23h30, j’arrive à 1h30, grâce au courant qui me pousse vers la ligne. Mais les deux dernières heures étaient magiques, avec les éclairs et les nuages, c’était super beau. Mais on n’avançait pas ! (Rires) Je termine finalement 6ème de l’étape et du général.

Je suis forcément déçu de ma course, mais le bateau ne marche pas bien dans ces conditions, je le sais. Donc je n’étais pas trop dans le match, un peu démoralisé, moins actif sur le bateau : j’avais beau me battre, ça ne marchait pas. Le côté positif en revanche, c’est que j’arrive quand même à tenir les meilleurs bateaux. C’est encourageant, d’autant que quand j’ai un souci, j’arrive à le régler sans stress, sans panique : je me sens bien sur mon bateau. Je suis donc quand même content de moi, de mon ressenti et de mon comportement en solitaire. »

D’ici la Mini Transat

« J’ai pas mal de boulot sur le bateau pour préparer la Transat. Je change tout, je refais tout, je bricole tout. Le but sera de ne pas casser, pour terminer devant ceux qui abandonnent. Sur un début de transtlantique, tu peux facilement avoir un abandon par jour. Je veux donc fiabiliser le bateau au maximum. J’aurai donc dix jours de chantier avant de prendre une semaine de vacances avec mon fils, puis deux autres semaines de travaux à la Trinité-sur-Mer. Et puis il sera temps de faire direction sur La Rochelle ! »

La Cagnotte

« Grâce aux 47 participants, j’ai pu me faire faire un nouveau spi et faire réviser du pilote. Il m’aurait fallu environ 10 000 euros de plus pour être aux petits oignons mais là, encore 5 000 et je serai juste comme il faut. La chasse aux partenaires n’est donc pas terminée ! En attendant, un immense merci à tous ceux qui ont participé, je vais tâcher de vite envoyer les contreparties ! »

Transgascogne 1

TRANSGASCOGNE : dernier test avant le grand saut !

 

À 12h20 ce dimanche, après un léger retard faute de vent sur l’horaire de départ initialement prévu, Jonathan Chodkiewiez et les 52 autres Ministes se sont élancés des Sables d’Olonne, parés à traverser l’intraitable Golfe de Gascogne, pour la première des deux étapes de la 16e édition de la Transgascogne 6.50. Pour le skipper de Tasty Granny, qui étrennera là la nouvelle décoration de ses voiles mais aussi son nouveau grand soi, l’objectif sera avant tout de se faire plaisir, mais également de valider certains derniers points. Car après cette dernière course de la saison, ce sera direction la Martinique lors de la Mini Transat.

« Je suis qualifié pour la Mini donc je pars sans aucune pression, s’est réjoui Jonathan à la veille de quitter les Sables d’Olonne. J’ai donc à cœur de faire au mieux tout en testant mon spi médium que j’ai retaillé et mon nouveau grand spi que j’ai pu acheter grâce à la cagnotte en ligne pour mon projet ». Serein et « chaud bouillant », le skipper du Mini n°335 ne s’est pas laissé atteindre par l’incident survenu samedi soir en retour de prologue : suite à une mauvaise manœuvre d’un semi-rigide lors de son remorquage, Hinano / Tasty Granny a été victime d’une collision avec un autre Mini 6.50, arrachant son bout-dehors et l’un de ses outriggers. Deux appendices essentiels au bateau pour naviguer sous voile de portant ou de travers. Après de rapides réparations « en mode pansements », Jonathan a finalement pu prendre le départ de sa dernière course d’entraînement à la Mini Transat. « Ce n’est rien de dramatique, a-t-il précisé, c’est juste embêtant de devoir rajouter ça à ma joblist de chantier d’été. Mais je serai prêt pour la traversée de l’Atlantique en octobre prochain ! » En attendant, cap sur Avilès au Nord de l’Espagne, port d’arrivée de la première étape, longue de 245 milles suite à une réduction de parcours : « On n’aura pas à contourner Belle-Île pour éviter une zone de molle trop importante qui nous coincerait ensuite en plein dans une bonne dépression. On part donc tout droit sur l’Espagne, avec plusieurs bascules de vent et zones de transition à négocier, ça promet une étape très tactique et un jeu très ouvert ! »

Arrivée prévue mardi soir avant le départ de la deuxième étape retour, samedi prochain

Minifasnet depart

Mini Fasnet, Coconuts et pommes Tasty Granny

Dimanche à 15 heures, Jonathan Chodkiewiez a pris le départ de sa dernière course de qualification, une boucle de 600 milles entre Douarnenez et le mythique phare du Fastnet. Pour l’occasion, le skipper du Mini n°335 embarque Jay Thomson, ami et marin hors paire, qui construit lui-même son prototype pour la Mini Transat 2019. Après cette course, Jonathan sera, lui, assuré de prendre le départ de la Mini Transat, puisqu’il aura engrangé l’ensemble de ses 1 000 milles en course.

Jonathan y est presque : après avoir effectué son parcours hors-course de 1 000 milles au début du mois, le Cavalairois n’a plus qu’une petite centaine de milles en course à valider. Ce qui devrait être chose faite à l’issue de la plus légendaire des courses annuelles du calendrier Mini 6,50, le Mini Fastnet. 600 milles au départ de Douarnenez, en double, au tracé à la fois technique et tonique, qui verra s’alterner une navigation musclée, au près mais avec le courant dans leur sens, entre les cailloux du chenal du Four, une traversée de la Manche qui s’annonce humide au reaching et en slalom entre les cargos à la sortie du DST de Ouessant, un passage du Wolf Rock à la pointe de l’Angleterre, entre les îles Scilly, une montée en route directe vers le phare du Fastnet à travers la mer d’Irlande et, enfin, un retour chez les Penn Sardin en laissant Ouessant sur bâbord. 

Un parcours qui devrait procurer beaucoup de plaisir à Jonathan et son co-équipier, comme s’en réjouissait le skipper : « Je suis ravi de prendre part à cette course mythique avec en plus un super marin et bon ami à mes côtés. .Les objectifs restent simples : terminer car il me reste encore quelques milles à valider, mais vues les conditions, tout devrait bien se passer. La météo s’annonce plutôt bonne même s’il devrait y avoir de nouveau beaucoup de recching. Mais au moins, Hinano sera survalidé pour la Mini Transat ! Ensuite, ce sera entraînements avec mon nouveau grand spi, en cours de confection, ainsi que quelques révisions de matériel. Tout ça grâce à la cagnotte à laquelle beaucoup de monde a déjà participé ! » 

Pour suivre Hinano, cherchez « Tasty Granny » ! 

En passe de boucler son processus de qualification à la Mini Transat, Jonathan est en effet toujours en recherche de fond afin de compléter son budget. En sus de la cagnotte mise en ligne sur Leetchi.com (bit.ly/CagnotteJo), la société Cofruid’oc, partenaire des premières heures, s’est engagée auprès de son skipper d’embarquer à ses côtés un maximum d’entreprises du Midi. En contrepartie, Hinano portera les couleurs de leur marque phare, les pommes Tasty Granny, avec une jolie mascotte dans la grand voile ! 

Cartographie : yb.tl/minifastnet2017

Aurélia MOURAUD

aurelia.mouraud@gmail.com

+336.22.04.74.20

Qualif hors course

Qualif’ hors course: le jour d’après.

Un peu moins de huit jours de mer, c’est ce qu’il aura fallu à Jonathan et Hinano pour boucler leur parcours de qualification hors course de 1 000 milles. Parti de la Trinité-sur-Mer jeudi 25 au soir après trois jours de stand-by météo, une période d’attente déjà compliquée à endurer, le skipper de Cavalaires-sur-Mer aura le mérite d’avoir vécu un rite de passage des plus éprouvants. Il nous raconte. 

« L’attente avant de pouvoir partir n’était déjà pas simple à gérer. J’avais aussi un peu la pression de la « dernière étape » avant d’être qualifié (Jonathan n’a désormais plus que 75 milles en course à valider avec encore deux courses au programme avant la Mini Transat, ndlr), ce qui veut dire que je n’avais pas le droit à l’erreur. Mais une fois sur l’eau, tout va mieux : la pression retombe, j’entame avec un grand bord sous spi jusqu’au Raz de Sein, dans la nuit noire avec plein d’étoiles, les dauphins venus jouer, le plancton fluo impressionnant dans mon sillage… Un départ juste magnifique. 

Je suis arrivé au Raz de Sein vendredi au petit matin, le vent est tombé et une lutte contre le courant commence alors, à guetter la moindre risée jusqu’à la pointe de Penmarc’h avant de partir en Manche. Une agréable première journée sous le soleil malgré une chaleur écrasante. Il fallait juste faire attention à ne pas cramer, surtout quand on est dans son plus simple appareil (rires) ! J’ai un peu de mal à passer le Chenal du Four à cause du jus (courant, ndlr) et du manque de vent, mais le coucher de soleil est juste à tomber. Puis le vent finit par rentrer dans la nuit, ce qui nous permet d’aller directement sur les îles Scilly, et continuer de monter : on sent le front arriver ! La houle se lève et vers 3h du matin, on entre dans une masse nuageuse sans lumière et dans une petite bruine. Et le vent monte encore. L’ambiance est étrange mais spectaculaire. On traverse le front avec des risées à plus de 35 nœuds, la mer est forte et dans la nuit, je vois le petit bateau de Camille Taque qui saute les vagues et redescend. À bord, l’ambiance est forcément humide mais ça va, le bateau va vite et sur la route, donc tout est ok.

J’arrive aux Scilly le samedi matin. Durant la journée, le vent et la mer retombent et vers 17h, tout se calme : la houle, le vent, on remonte tranquillement vers l’Irlande. C’est là que je me rends compte que mon groupe électrogène a pris l’eau dans la bataille, ce qui ne me rassure pas car c’est mon seul moyen de recharger mes batteries et de pouvoir faire fonctionner mon GPS et mon pilote. Je m’y colle et après deux vidanges, deux démontages entiers et quelques coups de manivelles de winch, il redémarre ! On recharge et ça repart ! Arrivé à Coninberg vers 11h, dimanche, je croise Erwan Le Mené et Thibault Michelin, eux aussi en qualification, qui redescendent vers le Sud. C’est le bonheur, je viens de passer la première marque de parcours. Et là, avec les gars, on avoine dans des conditions de transat, le soleil et la chaleur en moins. Ça va vite, c’est cool mais le soir ça remonte dans des grains donc on calme le jeu. Banette et repos. 

La descente jusqu’en Bretagne se fait dans la brume et le crachin : génial le Nord ! Ça fait quatre jours qu’on n’a plus vu le soleil.. Tout est trempé mais peu importe, je descends vers Rochebonne. Je manque de me faire couper en deux par un pêcheur qui ne bouge ni ne réagit malgré de multiple appels à la VHF. Je ne suis pas manoeuvrant, je ne peux rien faire. Il passe à 10 mètres de moi. Je vais mettre deux jours à m’en remettre… Du coup, je n’arrive plus à dormir. Merci mec ! Mais la pétole arrive la nuit de mardi, juste avant d’atteindre le niveau de Rochebonne : un lac. Le ciel se dégage enfin et c’est sublime. Des étoiles par milliers, le bateau qui ne bouge pas d’un mètre… Alors j’en profite pour me reposer. Des dauphins viennent jouer et c’est tellement calme que je les entends communiquer entre eux. C’est juste hallucinant ! J’attache la barre et je ne sais pas si j’oublie le réveil, mais deux heures après, le bateau avance tout seul vers le Sud. On est censé aller vers le Sud-Ouest normalement… En gros, je perds deux heures, mais au moins on avance ! 

Mercredi, c’était « journée soleil » ! On sèche et on fait tout sécher. Le soir, on est à l’île de Ré. J’ai Erwan à la VHF qui me dit que le passage du pot est chaud avec beaucoup d’accélérations du vent. Alors on se prépare. J’y arrive dans un grain et je me retrouve bloqué devant le pont, sans un souffle de vent pendant deux heures. Ça finit par passer et s’en suit une lutte acharnée contre le courant qui veut me faire visiter le phare des Baleines. Mais c’est bon, je connais, je n’ai pas envie. Je ne lâche pas la barre durant 10 heures, ce qui fait que je n’ai pas fermé l’oeil depuis 36 heures. Pas facile pour le cerveau ! Mais ça passe encore. Direction la maison ! 

Je me repose un peu et quand je me réveille 10 minutes après, je me retrouve dans un troupeau de pêcheurs sans AIS. Décidément, ils ne me laisseront pas me reposer ! Alors je veille. Dans la nuit de mercredi à jeudi, je bloque aux Sables d’Olonne à cause du courant qui me pousse vers les cailloux. J’en ai marre, entre le courant et les pêchoux, je n’ai pas une minute à moi. Je jette le mouillage pour ne pas me laisser embarqué, mais impossible de dormir. Je suis allé trop loin dans ma fatigue et le cogito est en action. Tans pis, je me connais, ça ira mieux dès qu’on fera route ! Et c’est ce qu’il se passe. Gentiment… Jeudi commence une grande bataille contre le vent et le courant, qui se terminera à la Trinité vendredi soir. Avec entre temps un petit craquage qui m’a fait tirer un bord au large histoire de dormir vraiment. Le moral revenu et après avoir mangé, je me dis que y a sûrement quelque chose à faire pour avancer plus vite. Je m’y mets et finalement, j’arrive avec 12h d’avance sur mon ETA.

Cette qualif, c’est vraiment un truc de fou. J’étais prévenu, mais on ne se rend pas compte. Le solo sur un Mini, même en ayant fait des milliers de milles avant, c’est quand même quelque chose ! Je n’étais jamais allé aussi loin dans l’émotion, dans le physique, etc. J’en ressors en ayant appris énormément sur moi mais aussi sur le bateau. Lui, d’ailleurs, revient nickel : même pas un élastique de cassé. Juste la révision du groupe à faire et ce sera reparti pour de nouvelles aventures. Je suis tout simplement heureux d’avoir réalisé ça et surtout d’avoir validé mes 1 000 milles pour la Mini Transat. »